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Trek dans l’Atlas avec un groupe UCPA — Récit vécu et conseils pratiquesJe rêvais depuis longtemps de découvrir l’Atlas marocain autrement qu’en simple visiteur. Les photos de crêtes rouges, de villages perchés et de mules sur les sentiers me faisaient fantasmer à chaque fois que je les voyais. Alors, l’hiver dernier, j’ai sauté le pas : une semaine de trek avec l’UCPA au cœur du Haut Atlas. Une expérience physique, humaine et sensorielle dont je me souviens chaque jour. Voici mon récit complet, presque comme si vous étiez dans le groupe avec moi, et tous mes conseils si vous aussi vous voulez tenter l’aventure. L’arrivée au Maroc donne déjà le ton : un air sec, une lumière forte même en hiver, et ce mélange de chaleur humaine et de chaos sympathique qui fait tout le charme du pays. Notre groupe UCPA se retrouve à Marrakech, autour d’un thé brûlant et d’un briefing animé par notre guide, Rachid. Il nous annonce les couleurs : « Vous allez marcher, vous allez transpirer, mais vous allez surtout vivre des moments que vous n’oublierez jamais ». Il avait raison. Le départ vers les montagnes se fait à l’aube. On quitte progressivement la ville, les scooters et les taxis jaunes pour les plaines puis les premiers reliefs. Lorsque le minibus s’arrête enfin, l’air est plus frais et les sommets enneigés se dessinent déjà. Les muletiers nous attendent, souriants, et chacun dépose son sac qui partira chargé sur les mules. C’est là que commence vraiment la sensation d’être ailleurs : un Maroc plus brut, plus rural, où les villages berbères s’accrochent aux flancs des montagnes comme des nids d’aigle. Les premières heures de marche sont progressives. On s’habitue au rythme du groupe UCPA, toujours bien équilibré : des débutants motivés, quelques habitués du trekking, et deux ou trois sportifs infatigables qui ferment la marche en papotant sans être essoufflés. L’ambiance se crée vite. Ce que j’adore avec l’UCPA, c’est cette cohésion immédiate, ce mélange simple entre entraide, humour et bienveillance. Les sentiers de l’Atlas sont magnifiques. Ils serpentent entre des vallées verdoyantes, des terrasses agricoles et des gorges aux roches rouges. Parfois, on croise des enfants qui jouent ou des bergers qui nous saluent d’un geste discret. L’un des moments les plus marquants survient dès le second jour, quand nous traversons un village où une femme nous invite spontanément à partager un thé. C’est ce genre de scène qui donne au trek une dimension profondément humaine. Le rythme du trek est cadencé : 5 à 7 heures de marche par jour, une pause déjeuner préparée par l’équipe locale — souvent une salade fraîche, des légumes et un tagine simple mais délicieux — puis encore quelque montée avant d’atteindre le campement. On dort sous tente, à la belle étoile ou dans un gîte berbère selon les étapes. Les soirées sont peut-être ce que je préfère : on se retrouve autour du feu, on partage les anecdotes de la journée, on se masse les jambes en rigolant, et on écoute Rachid raconter l’histoire des tribus berbères ou celle des grands explorateurs du massif. Le quatrième jour est celui où tout le monde se teste vraiment. Une montée raide vers un col à plus de 2 800 mètres nous oblige à avancer lentement, en respirant profondément. Le vent fouette le visage mais la vue en haut est absolument incroyable. Une mer de montagnes, à perte de vue, comme une vague pétrifiée. Le groupe se prend dans les bras, on ressent un vrai sentiment d’accomplissement. C’est dans ces instants qu’on comprend pourquoi on marche. La descente qui suit traverse une vallée isolée où le silence est presque total. On n’entend que nos pas et quelques chèvres éparpillées dans les rochers. L’UCPA assure toujours une logistique impeccable : de l’eau, un rythme adapté, et un guide qui veille sur chacun sans que cela ne se voie trop. La dernière étape nous rapproche de Marrakech. On quitte peu à peu les hauteurs pour revenir vers les villages plus vivants. Lorsque nous regagnons la route, un mélange étrange de fierté et de nostalgie nous envahit. Le trek est terminé mais une page s’est écrite en nous. On se promet de rester en contact, de repartir ensemble, mais surtout de ne jamais oublier ce que l’Atlas nous a donné : du courage, de la simplicité et une bouffée d’air pur. Conseils pratiques pour un trek dans l’Atlas avec l’UCPANiveau requis : accessible avec un minimum d’entraînement, mais certaines journées sont physiques ; monter quelques escaliers avant de partir aide beaucoup. Si vous rêvez d’un trek dépaysant, proche de l’humain et ancré dans une nature puissante, alors le Haut Atlas avec l’UCPA est une valeur sûre. On en revient changé, apaisé, et avec l’envie irrésistible d’y retourner. photographe gregory cros Photographe Reporter dans l'Atlas
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